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louis-michel marion - grounds

Louis-michel Marion

Grounds

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Label : Emil
Support : CD

Impro
Jazz Europeen
 

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- Commentaire de : lmm (2013-05-25)

un mot de Dominique Delahoche
J'aime beaucoup cette idée de "continuum fondé sur un travail de variations fines d'une fondamentale fixe, le si grave, invitant à un voyage à travers toute la gamme des fréquences harmoniques naturelles ou complexes de cette hauteur. De ce fond apparemment statique, matériau brut et condensé, émerge des colorations allants des plus profondes aux plus scintillantes. Le jeu de résonances sympathiques avec les cordes voisines ouvre des champs de résonances et d'interférences diverses qui enrichissent encore le jeu sur les textures sonores, la densité ou l'épaisseur du son. Les effets graduels d'articulation amènent une élasticité temporelle et dynamique qui ravive l'écoute en même temps qu'ils donnent lieu, par la perception des attaques d'archet à de nouveaux résultats harmoniques... Sais-tu que dans la symbolique musicale le si représente la mort ? Peut-on supposer qu'à ce titre, les contrebassistes n'auraient pas osé descendre jusqu'à cette hauteur fatidique et préféré s'arrêter au do? Le franchissement de ce demi-ton aurait alors une portée moins anodine...voire subversive..." Dominique Delahoche

 

 

- Commentaire de : lmmarion (2014-10-01)

louis-michel marion - grounds
chroniques: "... La contrebasse de Louis-Michel Marion a 5 cordes, mais pour cette proposition, il n'en n'explore qu'une seule, la plus grave celle de Si. Celle-ci qu'il a en supplément des autres contrebasses habituelles qui n'en ont que quatre. Lorsqu'il y en a cinq c'est souvent un Do grave mais Louis-Michel a opté pour un Si grave. Voici donc 33 minutes 29 de sons graves. Si on ajoute que le travail fait ressortir par battement des fréquences en dessous du niveau du Si, c'est un jeu dans les extrêmes graves qui nous est proposé ici. Conclusion: vérifiez que vos enceintes vous permettent d'apprécier ce disque - disque qui vous propose de retrouver la sensation de l'oreille collée à la caisse de la contrebasse, une contrebasse que vous n'entendriez pas ainsi en concert. Merci Emile Berliner ! La pièce pourrait sembler statique mais, et c'est le propre de la musique minimale, elle devient riche et foisonnante dès que le travail spécifique de l'écoute se met en marche. Pour qui se laisse aller à la contemplation, il plonge avec délice dans les inflexions de la corde, et au détour des dé-timbrages surgissent des harmoniques, véritables apparitions, fantômes des cordes vibrantes. C'est l'archet qui mène le chant, par ses variations de vitesse, ses reprises, ses à-coups et ses ralentis, ses écrasements... de la corde de Si. La corde parfois, elle oublie le Si pour faire entendre le monde magique des bruits qui entourent la note, comme ceux que recherchent les musiciens africains lors de la favrication de leur instrument. Parfois l'archet claque sur la corde et con legno la fait danser. Ou alors, par des crissements, il crée des rythmiques, légères ou appuyées sur une seule note, une vrae samba de une nota so. Mais ne croyez pas que les autres cordes ne servent à rien. C'est parce qu'elles vibrent par sympathie que l'on se plonge dans un univers si riche." J_Kristoff Camps / Revue@Corrigée A l’instar des tableaux monochromes de Malevitch, le contrebassiste Louis-Michel Marion propose avec Grounds un solo intitulé poème-méditation sur la corde grave. Marion, qui a été l’élève de Jenny-Clark et joue par ailleurs de la viole de gambe, part dans cette recherche obstinée à la pointe de l’archet pour toutes sortes de voyages immobiles et de contrées étranges. Les allers et retours des frottements sur la corde esseulée trouvent dans cette pièce unique des espaces inédits, des souffles bourdonnants et des entrechocs répétitifs où peuvent parfois s’immiscer une forme de transe. Cette sobriété contrainte introduit de la poésie dans chaque petite altération, et du relief dans chacun des frottements plus ou moins appuyés qui prennent alors une importance inouïe. Une œuvre loin d’être monocorde, malgré les apparences. Franpi Barriaux / Citizen Jazz "Louis Michel Marion’s Grounds is a 33 minute long bass drone. I don’t know what he is doing to the bass. The uncertainty is very attractive. There may be marbles. There may be brillo pads. You can hear him breathing intermittently. This is, after all, what the drone is all about. Breath. Here is proof that music induced breathing should be captured in every recording it provokes. It is important to know that you are not alone (at least as concerns asthma attacks). Before I wax abstract I want to emphasize that I very much like this record. There is a melting into operating over the course of changes in bow speed and technique. After years of lived intensity there is this bass drone and it is a relief. The only thing a drone demands is sinking. In an acoustic recording such as this the sinking is a singularity. It swallows you but it heals you. A kind of phonetic prophylaxis only available to those of us who want our bodies eaten by sound. When the bass bow scrapes we remember our throat as a spectrum of chewing. The string races to outdo the hinging and our feet fall off in layers and it is perfectly acceptable. We surrender the physical to content and enjoy the morphology of vulnerability therein. This procedure predates every open string. It is the secret mission of sound and this record reveals it. The string resonates again and we remember as truth that a physical body is optional. I do not exist in this record. Neither do you." Valerie Kuehne / The super Coda "Sous-titré "Poème-méditation sur la corde grave", le disque en solo de Louis-Michel Marion (...) se focalise sur la corde grave dont il tire (...) un bourdon, et déploie une infinité de micro-variations sonores en jouant sur le traitement de la corde, les nuances, la pression et l'attaque de l'archet, les fréquences de toucher, les changements d'allers-retours de l'archet... Mieux vaut, pour en apprécier toutes les subtilités évolutives, s'isoler dans le noir et se laisser immerger par les vagues de son..." Marc Sarrazy / Improjazz

 

 

- Commentaire de : lmmarion (2015-06-10)

louis-michel marion - grounds
Chronique Olivier Acosta / Mozaïc Jazz Avec Grounds, son Poème sur la corde grave, Louis-Michel Marion nous propose une longue plongée dans les basses. Ce poème, c’est une seule plage musicale de 27 minutes durant laquelle le contrebassiste joue, à l’archet, sur une seule corde de sa contrebasse. Le musicien prend le temps de laisser émerger des harmoniques et autres micro-évènements impalpables, qui finissent par prendre le pas sur les notes à proprement parlé. Ce sont ces bruits, voulus ou acceptés, qui finissent par créer le discours musical, qui s’articule autour d’un vrombissement continu. S’imposer une telle contrainte oblige le musicien à aller chercher l’inouï, comme le firent avec les mots les écrivains de l’Ouvroir de Littérature Potentielle. La musique du contrebassiste demeure irrésolue. Peut-être est-elle simplement ineffable. Elle donne peu de réponses mais pose beaucoup de questions, dont une me paraît centrale : Est-il vain de vouloir imposer un chemin au son ? L’acte de création musicale, né d’une pensée, d’un geste, ou de la combinaison des deux, n’a plus vraiment de sens ici. La musique est libre non parce que le musicien se permet toutes les audaces, mais bien parce qu’il lui permet de muter à sa guise. Le contrebassiste file les clefs de sa baraque à une inconnue. Il y a évidemment une grande maîtrise du son, plus parfois pour le contenir que pour le projeter. C’est par cette notion de contrôle (de la vibration, des harmoniques) que naissent les phrases mélodiques sur « First steps » (5 strophes), dissimulées au cœur d’un voile grave entretenu par de rapides aller-retour d’archet. Le travail de Marion autour du son, du chant de sa contrebasse, est profondément organique. Il est comme une continuité des chants gutturaux mongols, un prolongement des sensations du fœtus in utero. La vibration, les bourdons, les stridences sont autant d’éléments qu’il dispose, organise ou superpose avec inventivité, en dépit d’une nécessaire monochromie. La phrase et le bruitisme font ça et là quelques apparitions. Mais l’essentiel du propos tourne autour de la sculpture de la masse, approche qui n’est pas sans rappeler, entre autres, celle de Benjamin Duboc (PrimareCantus) ou de Daunik Lazro (Some Other Zongs). A la fois minimaliste et complexe, brutal et raffiné, ce chant s’arrache à la terre et viens provoquer chez l’auditeur un frémissement perceptible. Le site de Louis-Michel Marion permet d’écouter quelques extraits, pour se faire une idée. Mais il est chaleureusement recommandé d’accorder à ces disques le temps dont ils ont besoin pour nous envahir pleinement. Ça vaut le détour.

 

 

 

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