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Vendredi 24 Septembre 18h30
Soirée ‘’Albert Ayler’’ Sylvain Guérineau_Francis Marmande
Pour la sortie du livre de Franck Médioni ‘’Albert Ayler, témoignages sur un Holy Ghost’’ (Editions le mot et le reste).
Sylvain Guérineau - saxophone ténor.
Francis Marmande - contrebasse.
Le Paris de l'après 68, de la rue aux usines, avec François Tusques et toute la scène free française et américaine : Avenel, Jenny-Clark, Delcloo, et tant d'autres… Un certain Passage d'Eric Dolphy — quelques-uns s'en souviennent — dans une certaine Chapelle de la rue des Lombards, en compagnie de Jacques Réda et Francis Marmande. Et puis Desmond, Ornette vécu en direct — La Mutualité, novembre 1965, la polémique existait : idem Coltrane & Ayler… Sylvain Guérineau est né en 1946 à Vendôme. On a pu l'entendre en duo, trio et quartet avec Sunny Murray, Bernard Lubat, ou encore en quartet avec Jacques et Nicolas Mahieux, ainsi qu'Olivier Benoit. On peut aussi l'entendre sur disque avec Francis Marmande et Sunny Murray dans l'atelier d'Alain Kirili, avec Joëlle Léandre dans "La cantate des chaudrons", (Éditions Fourbis)… À partir de 2002, il joue principalement dans le trio de Didier Lasserre, avec Paul Rogers… joue à nouveau avec Sunny Murray en compagnie d'Henry Grimes dans Henry Grimes & Friends… Et plus récemment, un nouveau trio [Ter] dont un disque est sorti début 2006 chez Marge avec Didier Lasserre & Benjamin Duboc, puis un LP autoproduit :"L'ombre plus vaste" en 2008. Ce trio devient quartet avec Jobic Le Masson ou Arnaud Sacase… À l'occasion de l'enregistrement du disque [Ter] il fait la rencontre de Jean-Marc Foussat qui l'entraîne dans les voies des musiques électroniques. En naîtra Aliquid en 2005, puis Quod — Aliquid augmenté de Cathy Heyden, puis de Jean-Luc Cappozzo en 2006 et Luc Bouquet en 2007.
http://sylvainguerineau.free.fr/
Francis Marmande est universitaire, écrivain né à Bayonne en 1945, mais aussi contrebassiste (« Je ne suis pas musicien. Je joue depuis toujours de la contrebasse qui se joue de moi. Je joue plutôt mal mais avec beaucoup de cœur » écrit-il dans son livre La housse partie dans lequel le jazz tient une place importante : « Le jazz est une musique de musiciens. Il les exige solides, perdus, enfants, parfaitement adultes (comme déjà morts), très fous, et intransigeants. »). Longtemps collaborateur de Jazz Magazine, il est chroniqueur au quotidien Le Monde.
Jeudi 07 Octobre 18h30
Louise Jensen_Tom Blancarte
Pour la sortie du premier disque solo de Louise Jensen, "You look like your mother, would you like some more sauce?" sur Peacock recordings (label de Jessica Pavone).
Louise Jensen – saxophones.
Tom Blancarte - contrebasse.
Saxophoniste improvisateur et compositeur originaire du Danemark, Louise Dam Eckardt Jensen est née en 1980 et vit actuellement à New York. Elle a développé un langage et une sonorité très personnelle sur l’instrument, ces influences vont de Lee Konitz à Björk. Elle travaille dans divers ensembles en Europe et aux Etats-Unis, co-dirige le duo Herbert Eckardt du batteur et percussionniste Luca Marini, le duo Seiki avec le batteur Andreas Pichler (issue du trio de Wolfgang Muthspiel) et le Slow Food Cook Book (Matthias & Andreas Pichler). Elle dirige également le Louie’s Spaced-Out Ensemble, un grand orchestre jouant ses compositions. Au cours des deux dernières années, elle a commencé à explorer le solo, qui a récemment donné naissance à l’enregistrement d’un album sur le label Peacock. Elle improvise également en duo avec son mari, le contrebassiste Tom Blancarte et d’autres musiciens comme Achim Kaufman, Andrew D'Angelo, Xavier Lopez, Andrés Litwin, Hilmar Jensson, Sam Oatts, Kevin Shea, Brandon Seabrook, Nate Wooley et Fred Lonberg Holm et Pitcher Drew.
http://www.myspace.com/louisejensen#ixzz0y5EUxvXp
Tom Blancarte est né à Augusta, en Géorgie en 1979. Il a passé presque toute sa vie à Austin, au Texas où il a vécu jusqu'à son départ en 1998, pour des études à l'université de North Texas, à Denton. Inspiré par la musique de Metallica et de Black Sabbath, il a commencé l’apprentissage de la basse électrique à l'âge de 13 ans, puis c’est intéressé à la contrebasse quelques années plus tard. Au collège, il a étudié la contrebasse avec Lynn Seaton et Jeff Bradetich et s’est engagé petit à petit vers les musiques improvisées. Il a également joué dans le groupe de rock Cumulonimbus. Il découvre Albert Ayler, Anthony Braxton et Evan Parker, entre autres, et décide de partir sur le chemin perfide de l'improvisation libre, sur lequel il continue de naviguer aujourd'hui. Bien qu’intéressé par différents modes d’écritures, l’improvisation libre reste l’accroche principale. Il vit actuellement à Manhattan, New York, où il joue dans différents groupes : Torus, Who Put The Bad Mouth On Me, et en duo avec Peter Evans : Sparks.
http://events.myspace.com/Event/5527203/Cd-presentation-wBlancarte--Souffle-Continu-
Jeudi 14 Octobre 18h30
Carol Robinson
Interprétera la pièce ‘’Billows’’ (2009) 46 ' pour la sortie du disque ‘’Billows’’ chez Plush (label de Steve Argüelles).
Carol Robinson - clarinettes (birbyne, cor de basset) + live electronics.
‘’La musique de Carol Robinson est plus qu’une musique. C’est un espace. Un horizon. Un lieu ouvert. Un son passe, s’éloigne. Il revient comme dans un rêve caresser la surface de l’air. Il se fait brise, douceur, qui insensiblement se mêle à une bourrasque venue des profondeurs, plus sombre, qui enfle et emplit l’espace. Une note traverse la distance ouverte par la musique, comme le vent balaie une plaine. Et le silence survient, une accalmie au sein de la tempête. Un silence plein, un silence tenu, porteur déjà du son suivant, souffle aérien qui se fait orage et prend toute la place, pour refluer plus tard, s’éloigner comme une vague. De mystérieux chuchotements se répondent et se croisent. Se répètent aussi, et ainsi créent une attente, mettent nos nerfs à fleur de peau, peau qu’effleure de nouveau une brise, un murmure, une note. C’est peut-être cela, cette matérialité de la musique, sa capacité à prendre possession de nos sens, qui est le plus émouvant dans les compositions de Carol Robinson.’’
Sylvie Tanette
Carol Robinson mène de front une carrière de clarinettiste et de compositeur et se produit dans les salles et festivals les plus prestigieux. Travaillant en rapport étroit avec différents compositeurs, elle assure de nombreuses créations (sa discographie récente comprend aussi bien des disques monographiques de Scelsi, Nono, Feldman, Niblock ou Berio, que de la musique classique ou du jazz). Passionnée par l’improvisation, elle se met autant que possible dans les situations musicales les plus ouvertes. Avec Mike Ladd, Dave Randall et Dirk Rothbrust, elle crée le groupe du rock libre Sleeping in Vilna. Parallèlement à son parcours d’interprète, elle développe un univers personnel au travers de créations de théâtre musical présentés en France et en Allemagne. Mariant sons acoustiques et traitements électroniques, elle explore l’usage des processus de diffusion aléatoire, ce qui la conduit à concevoir aussi des installations. Elle écrit également des musiques pour des créations chorégraphiques.
http://www.crsounds.com/
Vendredi 22 Octobre 18h30
Kim
Kim – multi instrumentistes.
Sans autre équivalent hexagonal, Kim est devenu au fil des années un songwritter important malgré les modes changeantes et les crises du disque capricieuses, s'inspirant du meilleur de chaque époque et imposant son style album après album. On a déjà parlé cent fois de sa discographie copieuse, de la vingtaine d'instruments dont il joue, de son père ex-batteur pour Higelin, de sa naissance à Cannes, de ses années bordelaises avant sa récente installation à Paris, ou encore de ses multiples blogs et clips qui inondent le web. Sa carrière discographique commence à l'âge de seize ans et ce bien avant la mode des baby rockers. On est en 1994 et le gamin enregistre alors son premier disque, creusant les premiers sillons d'un antifolk lofi avec quelques années d'avance sur le reste de la scène française. On ne sait alors pas grand chose de lui. A moitié italien, anglophone débutant mais déjà multi instrumentiste, batteur avant tout et aspirant à devenir dessinateur de comics un jour ou l'autre, Kim Stanislas Giani s'enferme dans son home studio à la manière de Todd Rundgren pour un contrôle total de sa musique. Fâché avec les chapelles, il décide de mélanger le plus possible ses fantasmes musicaux dans un éclectisme proche de celui de Robert Palmer. On parle alors de lui comme d'un boulimique musical : les albums s'enchaînent à un rythme frénétique, passant d'un label à l'autre, à saute moutons sur les styles musicaux. Il combine la nonchalance de la folk aux guitares dégueux du punk, la mélancolie de la new wave au groove du funk, et mélange le tout à des claviers pour enfants, des batteries disco et des refrains pop entêtants, chantés par une voix haut perchée renvoyant autant à Neil Young qu'à Christophe. Kim file alors sur les routes pendant plusieurs années, la plupart du temps en solo, dans une formule live minimaliste et improvisée, proche du stand up, et accumulant un nombre impressionnant de prestations. En 2000, persuadé que le rock garage est de retour, il enregistre un des tout premiers albums de ce revival. En 2005, après un album "posthume de son vivant" dans lequel il invite Herman Dune et d'autres amis à l'accompagner ("Kim is dead"), il ouvre pour Dionysos sur plusieurs dates, dont l'Olympia et le Zénith. Vicious Circle le signe alors pour l'album "Don Lee Doo", qui devient de loin sa meilleure vente et lui permet de faire une centaine de concerts à travers la France, la Belgique et l'Allemagne. Devenu un spécialiste de l'omnichord, il enregistre même pour Olivia Ruiz avec cet instrument jouet et se glisse donc dans le hit de la chanteuse début 2009 ("Elle panique"). Avec ce même outil, il interprète une cover de Dylan ("Don't Think Twice It's Alright") sur la compilation de Béatrice Ardisson aux cotés de Brian Ferry et Charlie Winston. Egalement blogger depuis quelques années, il accumule les idées conceptuelles autour d'internet et donne les premiers concerts via Skype avant de monter sa propre teleweb,"TeleKim". Ravi de l'accueil de son album de 2008, Kim songe à une suite. Et même à une trilogie! Un concept un peu gonflé en ces temps de crise du disque! Ce "songwritter improbable" ne perd pas une minute pour enregistrer "Mary Lee Doo" : Un dix huitième album en même temps qu'un second tome. Si par le passé le blondinet pratiquait le mélange, il pratique désormais le dosage. On reconnaît Kim dès la première mesure : omnichord onirique et soli de guitare Jack White, orgues de mômes Comelade et synthétiseurs de vieux hippies, batteries lourdes et maracas légers, claps pop et slaps débiles. Cà et là, un stylophone se bat contre un fairlight tandis que les chants interprétés de plusieurs façons dédoublent l'unique voix fragile à la limite de la parano.
"Mary Lee Doo" est dans la lignée de l'album précédent, mais en plus immédiat, chacune des dix chansons pouvant prétendre au rôle de single. Les 80's ne sont pas loin, celles de Madonna ou de Prince, mais aussi celles de Kate Bush. Les textes, plus autobiographiques, dégagent une ambiance intime et folk en total contraste avec une musique qui lorgne franchement vers les ondes radiophoniques. Kim ne cesse d'étonner par sa faculté à enregistrer des albums hors du commun, déroutants, riches, ne cédant à aucune quelconque et éphémère tendance. Tout ça en gardant fraîcheur et curiosité artistique. Cela n'est pas donné à tout le monde !
Jeudi 28 Octobre 18h00
Saul Williams_Michel Bulteau
Pour la sortie de la traduction française du livre de Saul Williams ‘’Dit le fusil de chasse à tête’’, traduit de l'américain par Michel Bulteau.
«Une des voix les plus inspirée de l’Amérique hip-hop.» Trent Reznor.
Poète, musicien, interprète, acteur... c’est avec la même conviction que Saul Williams utilise ses mutilples talents pour répandre ses textes afin de rendre conscients les gens de leur propre pouvoir. En 1998 le film de Marc Lévin, ‘’Slam’’ le dévoile au grand public. Il allie alors la puissance de sa poésie à l’énergie rock tant sur scène que pour des albums inclassables, violents et beaux : Amethyst Rock star (2001), Saul Williams (2004), Niggy Tardust (2008). Il publie plusieurs recueils poétiques dont ‘’said the shotgun to the head’’ duquel Caedere vous propose aujourd’hui la traduction évidente par Michel Bulteau.
Saul Williams est né en 1972 à Newburgh (État de New York) d'un père pasteur et d'une mère institutrice. Titulaire d'une licence de philosophie au Morehouse College, il part s'installer à New York où il découvre le slam. En 1996, il décroche le titre de Grand Champion de Slam du Nuyorican Café.
Sa célébrité dans les cercles de slam lui vaut le rôle principal du film ‘’Slam’’ de Marc Levin, sorti en 1998, film qui rafla le prix du grand jury du Sundance Festival et la Caméra d'Or du festival de Cannes. C'est dans ce rôle sur mesure que le monde découvre Saul Williams, bien que certains le connaissaient déjà pour ses morceaux de hip-hop baroque et poétique sur différentes compilations des labels Rawkus Records et Ninja Tune (dont le fabuleux morceau ‘’Twice the first time’’).
Son premier véritable album ‘’Amethyst rock star’’, sort chez Sony en 2001. Il y révèle son goût pour une fusion improbable mais réussie de rock, hip-hop et musique électronique.
Fin 2004, il sort son second album ‘’Saul Williams’’. Durant l'été 2005, il suit Nine Inch Nails sur sa tournée européenne en tant que première partie du groupe. Le 1er novembre 2007 sort le troisième album de Saul Willams ‘’The inevitable rise and liberation of niggytardust’’. Ce nouvel opus a été co-produit et co-écrit en large partie avec Trent Reznor, fondateur et leader du groupe Nine Inch Nails, lui donnant ainsi une teinte particulière. En tant qu'auteur Saul Williams a publié dans le New York Times, Esquire, Bomb Magazine et African Voices. Il réside actuellement à Los Angeles.
Michel Bulteau est l’initiateur du mythique Manifeste Électrique (1971), il est aussi le fondateur de Mahogany Brain, légendaire groupe de rock français. En 1976, il s’exile à New York où il fréquente les écrivains beat, les musiciens punk et les peintres pop. Il a publié une trentaine de livres (poésie, essais littéraires, souvenirs...). Michel Bulteau est non seulement un morceau vivant d’histoire littéraire, mais surtout un des plus grands écrivains secret de notre époque.
http://www.myspace.com/editionscaedere